31 mai 2008
RDV sur Trappes.
Prochains rendez-vous :
AG
Jeudi 5 juin à 11h30
Ecole Cachin
ordre du jour :
constitution d'une coordination (volontaires bienvenus)
les 2 heures de soutien
30 mai 2008
Délégation reçue par la mairie de Trappes
Une délégation composée de 4 enseignants et du Président FCPE local a été reçue aujourd'hui par le M. Malandain, Maire de Trappes et Madame Mary, 1ère Ajointe.
Il a été détaillé l'ensemble des points du texte présenté lors de la séance du Conseil Municipal de lundi dernier.
La municipalité, par la voix du Maire, a donné sa position concernant :
- Les 2 heures de soutien : elle souhaite une harmonisation au niveau de la ville. Elle accepte, cependant, des différences entre le les écoles primaires et maternelles.
- Les stages RAN : elle s'oppose à l'organisation des stages RAN pendant les vacances de printemps et au début juillet. Elle accepte l'organisation de stage fin août.
- "Service minimum" : elle rejette toute organisation d'un système de "garderie" lors des grèves.
M. Malandain, a rappelé son attachement à l'Ecole publique.
MUNICH PEDAGOGIQUE !
Une catastrophe est en marche, plus grave que les nouveaux programmes de l'école primaire ou les suppressions de postes qu'on dénonce dans la presse ou dans la rue. Il sera facile, en effet, de revenir sur ces mesures.
La suppression de deux heures de classe dans l'enseignement primaire et la semaine de quatre jours risquent au contraire d'être irréversibles. Et personne ne dit rien ou presque. Le forfait s'accomplit dans l'indifférence générale. Munich s'était accompagné d'un "lâche soulagement". Ce lâche consentement, lui aussi, annonce une débâcle.
Les comparaisons internationales nous montrent en mauvaise position et 10 % à 15 % des élèves qui entrent en 6e sont incapables de suivre. Et qu'est-ce qu'on fait ? On réduit la durée de l'enseignement ! A qui fera-t-on croire qu'il est possible d'apprendre mieux et plus en travaillant moins ? Même le ministre n'a pas osé dire du bien de cette mesure que lui a imposée - dit-on - un président qui n'a décidément pas besoin de réfléchir pour décider.
M. Darcos s'est borné à dire que nous restions "bien au-dessus de la moyenne des pays qui obtiennent les meilleures performances". Mais s'ils réussissent, c'est parce qu'ils répartissent les heures de classe dans toute la semaine. Vingt-quatre heures sur six jours sont beaucoup plus efficaces que sur quatre : tout le monde le sait. Du professeur Debré au docteur Hubert Montagner, les médecins ont répété que six heures de classe pour des enfants de moins de 8 ans, c'est trop pour être efficace.
Avec trente-six semaines de quatre jours, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le 1er et le 8 mai, le 11 novembre, cela fera moins de 140 jours de classe par an. Il y en a 210 au Japon, 200 en Italie et au Danemark, 188 en Finlande, 190 en Grande-Bretagne. Et l'on se plaint du niveau des petits Français ? Il n'y a qu'une chose vraiment importante en éducation : c'est le travail des élèves. Sur quel miracle, sur quelle potion magique, M. Darcos compte-t-il pour compenser les amputations qu'il décrète ?
Tout le monde le sait, mais personne ne dit rien. Où sont les défenseurs du niveau, si prompts à dénoncer toute innovation pédagogique ? La vague promesse d'un retour aux bonnes vieilles méthodes les rassure : elles ont fait leurs preuves, disent-ils. Mais à raison de trente heures par semaine, sans compter les heures supplémentaires prodiguées à la veille du certificat d'études. Croient-ils par hasard qu'elles seront aussi efficaces à raison de vingt-quatre heures ?
Avec un cinquième de temps en moins, il leur faudrait un an de plus. Et qu'on ne nous raconte pas qu'on va se concentrer sur les "fondamentaux", alors qu'on ajoute encore des matières. Et les parents d'élèves ? Ce sont les premiers intéressés. Trop contents de disposer du samedi matin, ils se sont bornés à des protestations de principe. Mais on pouvait leur donner cette matinée en prenant celle du mercredi ; un tribunal administratif vient de statuer que c'était compatible avec le catéchisme.
On pouvait aussi généraliser ce qui avait été accepté dans les départements qui avaient adopté la semaine de quatre jours : raccourcir un peu les vacances. Pas du tout : on supprime ces journées supplémentaires. Les princes qui nous gouvernent ne sont pas mesquins... La preuve ? Cette mesure ne rapporte rien au budget ; c'est pur cadeau.
Et les enseignants ? Rendons-leur cette justice : ils n'ont rien demandé. Les institutrices sont les premières inquiètes. Elles qui font travailler les élèves - car la classe n'est pas un cours -, elles mesurent mieux que quiconque l'impossibilité de faire plus avec moins et elles savent qu'on les rendra responsables, demain, des échecs de l'école. Mais comment refuser un cadeau pareil ? Et pourtant, cette mesure compromet, plus que bien d'autres qui provoquent des grèves, l'enseignement de haut niveau et la qualité du service public que les syndicats prétendent défendre.
Le résultat de ces lâchetés et de ces hypocrisies est connu d'avance : le nombre des élèves incapables de suivre en 6e va augmenter. Je dénie à quiconque ne proteste pas aujourd'hui de toutes ses forces contre cette mesure le droit d'ouvrir demain la bouche pour déplorer cet échec majeur.
Ceux qui se prétendent démocrates et défenseurs du service public et ne dénoncent pas aujourd'hui cette entreprise de déconstruction sont des menteurs. Les parents informés des classes moyennes et supérieures sauront compenser, par des recours divers et payants, mais fiscalement avantageux, les insuffisances organisées de l'école publique. Les milieux populaires, eux, feront les frais de cette amputation.
Il ne faut pas se payer de mots. J'attends qu'on m'explique comment des programmes plus copieux contribuent au resserrement sur les fondamentaux, et comment on apprend plus et mieux en travaillant moins.
Antoine Prost est historien de l'éducation.
Article paru dans l'édition du Monde du 29.05.08.
29 mai 2008
Ca va vite, réagissons, pétition !
Le gouvernement va vite. Voir ci dessous le projet de loi portant sur l’organisation de l’accueil des élèves en cas de grève. Il sera accompagné d’un décret qui en fixera les modalités pratiques. Nous l’avons mis en ligne pour que nous puissions tous nous faire une idée sur ce qui nous attend.
Ci dessous le communiqué de presse du SNUipp
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le ministre nous a présenté le projet de loi qui instituerait le droit d’accueil des élèves dans les écoles élémentaires et maternelles. Nous avons rappelé notre hostilité à toute remise en cause des conditions d’exercice du droit de grève. Le texte témoigne d’une ignorance totale de la réalité des écoles et vise à remettre en cause le sens des responsabilités et la conscience professionnelle des enseignants du 1er degré.
L’annonce d’une procédure de négociation préalable en cas de préavis pourrait constituer une mesure intéressante. Elle sera inopérante en cas de préavis de grève touchant les questions budgétaires ou de rémunérations. En réalité elle constitue un paravent pour dissimuler la réalité du projet.
Le texte, tel qu’il nous a été présenté, a une double caractéristique : d’une part il impose aux enseignants des écoles des conditions pour l’exercice de leur droit de grève en leur imposant une déclaration préalable à l’administration alors qu’ils informent déjà les familles ; d’autre part il ne donne aucune garantie sur la qualité et la nature de l’accueil proposé aux familles ni sur les financements proposés aux communes.
Nous avons souligné le caractère inacceptable de ces dispositions qui relève plus d’une opération idéologique que d’une recherche de réponses aux besoins des familles. L’essentiel de la discussion a porté sur l’obligation de déclaration préalable, stigmatisante pour les personnels et dont l’utilité n’est pas selon nous démontrée. Le ministre a évoqué la possibilité d’évolutions plus ou moins marginales sur ce point. Nous y serons particulièrement attentifs.
Nous appelons les personnels à signer massivement la lettre-pétition au Président de la République initiée par le SNUIPP, le SE et le SGEN-CFDT.
Nous exigeons, dans l’esprit du relevé de conclusion du protocole sur le dialogue social, une véritable concertation approfondie avec l’ensemble des organisations représentatives.
Paris, le 26 mai 2008
PÉTITION UNITAIRE
SE-UNSA SGEN-CFDT SNUIPP-FSU
Présidence de la République
Palais de l’Elysée
A l’attention de M. Nicolas SARKOZY
55 rue du Faubourg St Honoré
75008 PARIS
Paris, le 22 mai 2008
Monsieur le Président,
Le 15 mai, Enseignants, parents, lycéens, étudiants, militants des mouvements pédagogiques et des associations complémentaires de l’école, étaient ensemble en grève ou manifestaient pour défendre le droit à une éducation de qualité pour tous.
Ils revendiquaient de meilleures conditions de travail et les moyens pour la réussite de tous les élèves.
Aussi, est-ce avec stupeur et consternation qu’ils ont pris connaissance de vos propos au soir des manifestations.
A l’absence de réponse aux inquiétudes qu’ils portaient s’est ajoutée l’annonce d’un projet de loi sur le droit d’accueil en cas de grève dans les écoles.
Nous tenons à vous dire, Monsieur le Président, que les enseignants du 1er degré sont choqués et atteints dans leur dignité, quand on laisse croire qu’ils se désintéressent des problèmes des familles. En effet, c’est ignorer qu’ils prennent systématiquement le soin de les avertir, en cas de mouvement social pour que celles-ci puissent anticiper les difficultés de garde d’enfants. De cette question, nous sommes prêts à discuter dans le cadre d’un vrai dialogue social.
Pour autant, nous sommes totalement opposés à une obligation administrative de déclaration 48h avant la grève auprès du supérieur hiérarchique. Ce d’autant plus que rien n’est dit des obligations de l’Etat employeur, notamment l’obligation de négocier en cas de dépôt de préavis de grève. Obligation qui, une fois de plus, n’a pas été respectée avant le 15 mai.
Nous souhaitons, Monsieur le Président, que les conflits dans l’Education nationale soient résolus de façon plus satisfaisante.
Nous vous demandons, avec solennité, de renoncer au projet de loi annoncé et attendons de réelles réponses aux inquiétudes exprimées par les enseignants et la communauté éducative le 15 mai.
Veuillez croire, Monsieur le Président, à notre profond attachement au Service Public d’Education et recevez nos respectueuses salutations.
28 mai 2008
MOBILISATION SUR TRAPPES
SAMEDI 31 MAI
Réunion pour les parents salle Jean Moulin face PMI à 10h30.
(fin 11h15 pour vous laisser le temps de retourner aux écoles)
Rendez-vous à 11h30 devant les écoles pour se rendre en cortège parents et enseignants devant l'inspection de Trappes (rue Wallon).
Soyons le plus nombreux à défendre notre Ecole Publique.
On passe à la radio.
Programme du mercredi 28 mai
15h12 Professeurs en colère 4 professeurs des écoles trappistes viennent nous expliquer les raisons de leur mobilisation face aux mesures gouvernementales concernant l'éducation nationale [Pour plus d'infos, rendez-vous sur leur blog] rediffusion à 19h30, jeudi à 17h30, vendredi à 15h05 et dimanche à 10h30.
Merci Marmite FM de nous avoir écouté.
27 mai 2008
Réaction à l'assemblée suite à la palme d'or.
PARIS (AFP) — La Palme d'or 2008 du Festival de Cannes remportée par "Entre les murs", un film sur l'école, a embrasé mardi la séance des questions au gouvernement, avec une bronca socialiste contre le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
Le député PS de Loire-Atlantique Michel Ménard, qui posait une question sur les réductions d'effectifs dans l'enseignement, a illustré son propos par la Palme d'or, "formidable coup de projecteur sur la vie des collèges".
"Ce film montre la diversité du métier des enseignants, ne les découragez pas!", a-t-il lancé, s'attirant de premières exclamations réprobatrices des bancs de l'UMP.
La palme d'or pour notre Ecole Publique.
On croyait le débat sur l'école en France tranché en faveur d'un grand serrage de vis et du retour aux fondamentaux dans tous les domaines, et voilà qu'un événement cinématographique vient tout remettre en question. La Palme d'or, attribuée au film Entre les murs, réactive toutes les questions sensibles que l'on peut se poser sur les profs, les élèves, ce qu'ils peuvent avoir à se dire et comment ils le disent. Ce qui éclate, à travers le film de Laurent Cantet, c'est la vraie vie d'une classe ordinaire d'aujourd'hui.
Le succès du livre, prix France Culture/Télérama en 2006, pouvait encore être ignoré. Mais pas la Palme d'or, venant honorer la France et placer ses anecdotes scolaires à la hauteur d'un universel planétaire. Derrière l'unanimité des hommages, l'événement ne peut pourtant pas faire plaisir à tout le monde. Car, dans ce débat, François Bégaudeau, auteur du livre dont est tiré le film (où il joue le rôle du professeur qu'il fut) n'est pas neutre. "J'en avais assez de tous ces livres de profs qui se réduisent à des essais au ton apocalyptique. Ils filtrent la réalité pour la faire correspondre à leurs a priori idéologiques, le plus souvent réactionnaires", déclarait-il en mars 2006, dans un chat commun à Télérama et au Monde.
"BEL HOMMAGE"
Face aux fondamentalistes de l'école républicaine, il fait partie des réalistes qui pensent que l'école doit s'adapter et non exclure. Il récuse la baisse de niveau, récuse toute nostalgie, ne prône pas l'approche exclusive de la langue française par les grands textes... Les élèves, il faut, explique-t-il, les prendre comme ils sont...
Le réel d'Entre les murs c'est, par exemple, des élèves se plaignant d'avoir été (par le professeur lui-même, loin d'être infaillible), "insultées de pétasses" et l'enseignant s'acharnant en vain à établir que l'on dit "insulter tout court ou traiter de, mais pas un mélange des deux". Jusqu'au jour où, à l'usure, il finit par employer certaines tournures du langage des élèves, plus efficace que le sien.
Face à la prévisible audience du film, chacun tente de tirer la couverture à soi. Jack Lang, ancien ministre de l'éducation et député PS, a jugé, lundi 26 mai, sur LCI, que le film tombait "à point nommé, au moment où le gouvernement aime si peu et si mal l'école". Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a fait savoir qu'il le tenait pour "un très bel hommage rendu à tous les enseignants de France".
Article paru dans l'édition du 28.05.08.
Et ça se passe comment en Finlande?
A l'heure où en France le débat sur l'école se concentre autour du service minimum et de la chasse au prétendu pédagogisme, la Finlande qui sort largement en tête des pays de l'OCDE à l'étude PISA pour l'efficacité de son éducation a fait des choix depuis les 30 dernières années qu'ils seraient bon de connaître et de méditer. Il faut lire le rapport de Paul Robert, principal de collège, après une visite d'étude dans ce pays dans le cadre du programme européen Arion.
Un taux d’encadrement élevé
Durant les premières années de l’école obligatoire (« basic education » de 7 à 13 ans), les effectifs ne doivent pas dépasser 25 élèves par classe. En fait la norme semble plutôt être autour de 20 élèves mais il peut y avoir, on l’a vu, des exceptions. Au collège de Juhanala aucune des classes que j’ai visitée ne dépassait 20 élèves. Au lycée, les groupes sont constitués en fonction des inscriptions des élèves : les tailles sont donc très variables mais il n’est pas rare de voir des groupes de TP de 6 ou 7 élèves. Enfin dès l’école primaire et encore au collège, des assistants d’éducation viennent apporter leur concours au
professeur dans sa classe-même où il peut prendre en charge des groupes restreints d’élèves ayant besoin d’une aide particulière.
"Alors monsieur le ministre, faut-il réélement retirer des moyens dans l'Ecole Publique? Vous qui nous vantez sans cesse les mérites de la Finlande, avez-vous oublié de nous dire que les effectifs dans les classes étaient si bas?"
Blocage du rectorat à Cayenne
http://www.dailymotion.com/video/x5hxxg_le-dialogue-vu-par-le-rectorat20-ma_news



