A l'heure où  en France le débat sur l'école se concentre autour du service minimum et de la chasse au prétendu pédagogisme, la Finlande qui sort largement en tête des pays de l'OCDE à l'étude PISA pour l'efficacité de son éducation a fait des choix depuis les 30 dernières années qu'ils seraient bon de connaître et de méditer. Il faut lire le rapport de Paul Robert, principal de collège, après une visite d'étude dans ce pays dans le cadre du programme européen Arion.

Un taux d’encadrement élevé
Durant les premières années de l’école obligatoire (« basic education » de 7 à 13 ans), les effectifs ne doivent pas dépasser 25 élèves par classe. En fait la norme semble plutôt être autour de 20 élèves mais il peut y avoir, on l’a vu, des exceptions. Au collège de Juhanala aucune des classes que j’ai visitée ne dépassait 20 élèves. Au lycée, les groupes sont constitués en fonction des inscriptions des élèves : les tailles sont donc très variables mais il n’est pas rare de voir des groupes de TP de 6 ou 7 élèves. Enfin dès l’école primaire et encore au collège, des assistants d’éducation viennent apporter leur concours au
professeur dans sa classe-même où il peut prendre en charge des groupes restreints d’élèves ayant besoin d’une aide particulière.

"Alors monsieur le ministre, faut-il réélement retirer des moyens dans l'Ecole Publique? Vous qui nous vantez sans cesse les mérites de la Finlande, avez-vous oublié de nous dire que les effectifs dans les classes étaient si bas?"