03 avril 2009
Trappes : L'école sinistrée de la maternelle à l'université
Un rassemblement s'est tenu dans la soirée devant l'Hôtel de ville de Trappes dans le cadre des 1000 manifestations pour l'école.
Suite à la réunion du 24 mars à l'école Langevin élémentaire ayant regroupée une trentaine de collègues, nous vous proposons de suspendre l'aide personnalisée le jeudi 9 avril pour participer à une Assemblée Générale qui se tiendra à l'école Cachin, de 12h à 13h, pour réfléchir tous ensemble aux points suivants :
Bilan des aides personnalisées et reconduction des aides pour l'année prochaine; en particulier est-ce la bonne réponse à la difficulté scolaire à l'heure où on supprime sans aucune concertation et sans aucune réflexion sur les rytmes scolaires le samedi matin et les postes spécialisés . Quelle position pouvons-nous prendre collectivement sur la circonscription pour l'année prochaine, entre autre sur le retour à 4j 1/2 (samedi ou mercredi)?
Stage RAN de printemps et d'été. Deux positions se dégagent; faire remonter les difficultés du terrain et laisser l'administration gérer le dispositif ou considérer qu'aucun enfant ne doit être pris en charge pendant les vacances car c'est cautionner une réponse inacceptable à la difficulté scolaire au moment où il s'agit de détruire l'école ( nouveaux programmes, suppressions de postes Rased etc...)
Evaluations CE1. Trois positions; Une remontée sur les items effectivement travaillés, ne pas les faire passer ou ne pas les faire remonter
26 mars 2009
MANIPULATION DES STATISTIQUES des EVALUATIONS CM2
| Non à la manipulation des statistiques sur les évaluations CM2 ! |
| 12-03-2009 | |
Des témoignages nous parviennent de toute la France faisant état de pressions directes ou indirectes des IA-DSDEN sur les IEN CCPD pour gonfler les statistiques des remontées des évaluations CM2. La plupart des instructions données l’ont été oralement, mais certaines instructions écrites nous sont parvenues et confirment les alertes qui nous ont été lancées. Ces instructions consistent à demander aux IEN CCPD de transformer les fichiers des résultats renseignés par les directeurs d’école, notamment ceux qui ont intégré un code 2 validant des compétences partielles, ou bien à transformer les codes A en 0 ou en 1 pour faire remonter les scores. Le SNPI-fsu appelle les inspecteurs à ne pas compromettre leur indispensable légitimité professionnelle au sein de leur circonscription, ainsi que la valeur de leur expertise institutionnelle nationale dans des opérations de manipulation des informations qu’ils ont à valider et à transmettre. Ce genre de pratique déroge à l’évidence à la déontologie la plus élémentaire. Elle met à mal la neutralité du service public et la confiance des citoyens envers la fonction publique. Dans certains cas, les instructions délivrées par les IA-DSDEN s’apparentent à une demande de production de faux en écriture publique dénoncée par le Code de procédure publique et le Code pénal. Dans d’autres cas, les instructions sont accompagnées de menaces sur la carrière, voire sur la réussite au prochain oral d’un concours national de recrutement. Là encore, ce genre de pratique est dénoncée par la morale et les lois et il est susceptible de poursuites judiciaires. Dans la plupart des cas qui nous ont été communiqués, la même légitimation de l’opération revient, comme l’expression d’une manipulation grossière : « l’académie (ou le département, selon les cas) est classée dernière dans la remontée des résultats des évaluations ; il faut absolument atteindre le niveau national, sinon les sanctions vont tomber (sous-entendu pour le recteur, l’IA-DSDEN, voire les IEN CCPD) ». Stupéfiante course à l’échalote ! Cette information doit être croisée avec les témoignages de plus en plus nombreux qui nous parviennent sur la gestion autoritaire et ouvertement menaçante par le ministère et l’administration centrale à l’encontre des recteurs et des IA-DSDEN. Le limogeage spectaculaire de l’IA-DSDEN du Rhône a été à cet égard l’élément de trop dans cette gestion archaïque, irrespectueuse et contraire aux valeurs de notre république et de la démocratie. Désormais, tous les IA-DSDEN craignent de se voir renvoyés à tout moment. Une rumeur, plus ou moins fondée, nous est très récemment parvenue faisant état d’une « prochaine charrette » (sic). Dès lors, on ne peut s’étonner que certains IA-DSDEN perdent leur sang-froid et se livrent à des pratiques inadmissibles. Tout cela est le fruit d’une politique éducative inspirée par le culte absurde du résultat avec des chiffres manipulés, par l’autoritarisme et la personnalisation dans la gestion de la fonction publique, une politique qui vise à l’atomisation du service public national dont les relais territoriaux sont mis en concurrence sur le modèle des entreprises privées à but lucratif. Le SNPI-fsu soutiendra avec force tous les IEN CCPD qui défendront la dignité de leur fonction et celle du service public en refusant de se conformer à des instructions manifestement illégales et de nature à compromettre gravement un intérêt public. De même, conformément à ses statuts, il soutiendra tous les IA-DSDEN qui se verraient menacés ou sanctionnés pour avoir défendu avec courage et lucidité les valeurs du service public. |
08 mars 2009
Collectif RASED
Collectif RASED Yvelines le 4 mars 2009
Pour la défense de l'école publique pour tous
11 rue Pasteur, 78570 Andrésy
collectif_rased_yvelines@yahoo.fr
Monsieur Xavier DARCOS
Ministre de l’Education Nationale
110, rue de Grenelle
75007 PARIS
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance du courrier que vous avez adressé aux recteurs d’académie, aux inspecteurs d’académie et aux directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, concernant « les missions des maîtres spécialisés de RASED exerçant leurs missions dans une ou deux écoles ».
Il nous semble pour le moins étonnant que les associations de professionnels spécialisés du traitement de la difficulté scolaire n’aient pas été invitées en votre ministère pour apporter leur compétence et leur expertise lors des différents groupes de travail. A plusieurs reprises, la FNAREN (Fédération Nationale des Associations de Rééducateurs de l’Education Nationale), la FNAME (Fédération Nationale des Associations de Maîtres E) et l’AFPEN (Association Française des Psychologues de L’Education Nationale) ont réclamé d’être représentées. Depuis 1990, les rééducateurs, maîtres E et psychologues travaillent au sein des Réseaux d’Aides Spécialisées au service des élèves en difficulté d’apprentissage. Qui d’autres qu’eux peuvent être à même de réfléchir avec vous pour l’amélioration des RASED ?
La décision, unilatérale, sans aucune évaluation, ni concertation ne peut que nous inquiéter sur l’avenir du traitement de la difficulté scolaire au sein de nos écoles.
C’est pourquoi nous nous permettons de réagir sur certains points.
Une confusion est créée entre « rattachement » et « affectation », à la fois au RASED d’une circonscription et à une ou deux écoles.
Les enseignants spécialisés ne peuvent à la fois être des tiers extérieurs pour l’analyse de la difficulté scolaire et être « également membres à part entière de l’équipe enseignante de l’école ou des écoles dans lesquelles ils exercent leurs missions ». L’enseignant spécialisé sert de médiateur dans les relations entre l’élève et son enseignant, l’enseignant et la famille, la famille et l’enfant. Si l’enseignant surnuméraire « est membre à part entière de l’équipe enseignante de l’école », comment pourra-t-il jouer le rôle de tiers, de regard éloigné et distancié puisque de fait il sera partie prenante de la situation problème ?
La « contribution » « en tant que de besoin à l’aide personnalisée » peut amener de nombreuses interprétations, allant de l’analyse de la difficulté avec l’équipe enseignante à la prise en charge effective de groupes de soutien. Cette dernière proposition serait matériellement incompatible avec « le temps consacré à la coordination et la synthèse ». Elle renforcerait davantage la confusion auprès des enfants et de leurs parents entre aide spécialisée et aide personnalisée.
Toutes ces ambiguïtés empêchent de définir clairement l’identité professionnelle des « enseignants spécialisés rattachés à une ou deux écoles » ainsi que le cadrage de leurs missions par les inspecteurs de l’éducation nationale et/ou par l’équipe enseignante. Un cadre qui ne serait plus ni permanent, ni commun à toutes les écoles mais inscrit dans le projet d’école, entraînerait des négociations permanentes et variées autour de leurs missions (forme, durée, nature…) et nuirait à l’indépendance professionnelle protégeant tout fonctionnaire d’état des pressions locales diverses.
Les missions, telles qu’elles sont énoncées dans ce courrier, nous paraissent incohérentes avec l’identité professionnelle d’un enseignant spécialisé exerçant en RASED. Nous exigeons donc l’annulation de ce texte et nous demandons la présence des associations professionnelles des enseignants spécialisés de RASED (AFPEN, FNAME, FNAREN) lors des prochaines réunions du groupe de travail portant sur le traitement de la difficulté scolaire.
Nous maintenons notre position de refus des 3000 suppressions de postes d’enseignants spécialisés exerçants en RASED, qui engendrent un affaiblissement sans précédent de ce dispositif et nous maintenons notre demande de son renforcement.
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Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, nos salutations respectueuses.
Le Collectif RASED Yvelines
11 février 2009
RDV devant l'IA du 78.
Nombreux étaient présents parents et enseignants du premier et second degré (tous syndicats confondus) devant l'Inspection Académique des Yvelines ce mercredi après-midi.
A l'appel du Snes-FSU un cortège s'ébranle en direction du bureau de police pour déposer une plainte symbolique signalant la "disparition" de 1 681 élèves et 245 postes d'enseignant.
09 février 2009
RDV 78
RDV devant l'IA du 78, ce mercredi 11 février pour manifester notre mécontentement.
05 février 2009
Police ça s'écrit avec un "l" ou deux "l" ?
évaluations scolaires très contestées
école . Face à la désobéissance pédagogique, l’État en appelle… aux gendarmes !
Pendant une semaine, entre le 19 et le 23 janvier, l’éducation nationale a procédé aux évaluations de niveau des classes de CM2. Pour le ministre Xavier Darcos, « les évaluations objectives, régulières, transparentes » ont un but : « disposer d’indicateurs fiables des acquis des élèves pour mieux piloter le système éducatif ». Mais l’obsession de l’évaluation rencontre de nombreuses réticences, voire une farouche opposition de tous côtés : instituteurs et directeurs d’école mais aussi parents d’élèves et élus locaux. Sur le principe, que les enfants soient évalués n’est pas en soi contesté. Les inquiétudes concernent en fait le contenu et les objectifs de ces évaluations. Pourquoi sont-elles d’un niveau trop élevé et pourquoi tester les élèves en janvier sur des connaissances qu’ils n’auront acquises et assimilées qu’à la fin de l’année scolaire ? À terme, la crainte est de voir se profiler une concurrence entre établissements scolaires et une remise en question de la liberté pédagogique.
Dans une lettre de désobéissance adressée au ministre de l’Éducation nationale, un directeur d’école de l’Ain, Pierre Devesa, explique son « indignation sincère » : « De quel cerveau surchauffé a pu sortir l’idée de soumettre à des élèves de CM2 un texte d’Hemingway et un de Maupassant, qui ne sont pas précisément des auteurs de littérature de jeunesse ? Le premier paragraphe de l’exercice 1, où un enfant malade se verra administrer une ampoule en guise de remède, est révélateur. Une ampoule ? Pour des élèves de 2009, l’utilisation de ce médicament n’est pas lumineuse. » Et de poursuivre : « Je ne souhaite pas collaborer à une vaste entreprise de fragilisation et de dépréciation de l’école (…). Nous étions des passeurs, des guides, et nous devenons des trieurs, des contrôleurs. » Comme lui, nombreux sont les professeurs et parents d’élèves à avoir empêché la bonne tenue des épreuves. Seule la méthode varie. À Toulouse et dans le sud de la Haute-Garonne, huit écoles ont été occupées et bloquées vendredi par des parents d’élèves pour ne pas diffuser les évaluations aux élèves de CM2. D’autres, comme à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), se sont rendus en classe avec les élèves pour confisquer les carnets d’évaluations distribués par les instituteurs.
Dans l’Hérault, la mobilisation a été aussi forte que… supervisée. Dans une dizaine d’écoles, dont celles de Loupian et de Saint-André-de-Sangonis, les gendarmes ont téléphoné aux directeurs d’établissement pour s’assurer du bon déroulement des évaluations. Une seule école aurait reçu leur visite directe. Selon Joël Vézinhet, secrétaire du syndicat SNUipp 34, l’inspecteur d’académie lui a assuré n’avoir donné aucun ordre aux gendarmes : « Il semblerait certaines gendarmeries font du zèle… Ça fait quelques mois que l’on voit des gendarmeries appeler des écoles. » Lors d’une réunion tenue vendredi 16 janvier à Gignac, l’inspectrice de la circonscription avait convié maîtres du CM2 et directeurs d’école à récupérer les livrets d’évaluation. Parents d’élè-ves et élus s’étaient invités. La réponse de l’inspecteur d’académie : l’envoi de huit gendarmes. Gérard Cabello, maire communiste de Montarnaud, présent lors de cette manifestation, a déjà reçu trois visites des gendarmes en deux mois. « La première, c’était avant les vacances de Noël. Ils sont intervenus car les parents d’élèves avaient apposé une banderole sur les grilles de l’école. Les deuxième et troisième fois, ils sont venus début janvier, le matin et le soir, pour enlever une banderole « Sauvons les RASED » et « Non à la fermeture d’une classe ». Je les ai interpellés pour leur dire que j’aurais été ravi de les voir plutôt sur des missions de sécurité. Par la suite, j’ai eu la confirmation qu’ils étaient en mission de renseignement. »
Ixchel Delaporte
04 février 2009
Pour ceux qui ont déjà compris...Télé off jeudi...
Les appels au boycott télévisuel de Sarkozy"Appel à boycotter le spectacle télévisuel de Nicolas Sarkozy", le membre du Post Mike 83 explique sa démarche:
"Nous sommes révoltés par la politique de Nicolas Sarkozy, nous dénonçons son attitude méprisante, nous nous plaignons à juste titre de sa main mise sur les médias et en particulier sur la télévision, alors pourquoi regarder jeudi son show télévisé dans lequel il va expliquer qu'il ne changera rien ? Boycotter sa prestation c'est un acte citoyen (...) Nous assurons qu'une faible audience télévisuelle aura l'impact d'un mouvement social", écrit-il, avant de demander de "faire suivre ce message".
- Sur sa page, le membre du Post Etalors relaie également un appel au boycott télévisuel intitulé "Opération Télé Off jeudi à 20 h 15", venant du blog Sauvons-lecole.over-blog.com. Le message est on ne peut plus clair: "Eteignons notre télé au moment des "explications" de Nicolas Sarkozy".
- Dans son post intitulé
Une action bien ficelée !
"Attachons-nous à notre école" (Paris)
L'école maternelle PaliKao, rue de PaliKao, participera à l'opération
"Attachons-nous à notre école"
vendredi 6 février à partir de 16h20,
en lien avec l'école maternelle Tourtille.
Les 2 écoles seront reliées à l'aide de ficelles, cordes, liens en tissus, laine...
On témoignera, nous, parents, futurs parents, passants, sur ce qu'est l'école maternelle pour nous; on pourra formuler des vœux... Ces récits seront regroupés dans un grand cahier, et on ira symboliquement accrocher des rubans sur le lien tendu entre les 2 écoles.
Goûter final sur la place PaliKao devant l'école !



