30 novembre 2008
Rassemblement devant le sénat le 3 décembre.
Le mercredi 3 décembre sera voté le volet éducation de la loi de finances 2009 au Sénat, présenté par notre ministre.
Venez vous faire entendre par les Sénateurs !
De 9h00 à 13h00 rassemblement devant le Sénat
(à l’angle des rues Vaugirard et Tournon)
« La lutte contre l’échec scolaire doit être le premier objectif de l’école primaire, c’est pourquoi il faut repenser les moyens d’y parvenir. » Luc Chatel, porte-parole du gouvernement
Lutter contre l’échec scolaire ?
Avec :
- 3 semaines en moins d’école par an pour tous les élèves,
- un rythme scolaire plus soutenu pour tous les élèves avec des programmes encore plus chargés,
- un allongement de la journée des enfants dits les « plus en difficulté » (aide personnalisée ou soutien),
- un allongement du temps scolaire sur une année pour ces mêmes élèves (stages de remise à niveau),
- des programmes « mécanistes »,
- des enseignants de moins en moins formés,
- la suppression annoncée de la scolarisation des moins de trois ans en maternelle
- 3000 suppressions d’enseignants spécialisés de RASED,
- 3000 suppressions de postes d’enseignants pour 29 000 élèves supplémentaires
Mission impossible !
Faire réussir tous les élèves c'est conduire :
ü une véritable politique de prévention avec :
- une scolarisation à l’école maternelle pour tous les élèves dans des conditions acceptables
- un nombre suffisant d’enseignants spécialisés qui puissent intervenir dès la moyenne section
ü une véritable politique d’aide dans les classes au quotidien avec :
- des classes moins chargées pour permettre à chaque enseignant de sa classe d’aider au plus près ses élèves
- des enseignants supplémentaires pour permettre à chaque enseignant d’avoir des moments privilégiés avec tous ses élèves
ü une véritable politique d’aide aux enfants les plus en difficulté avec :
- des Auxiliaires de Vie Scolaire mieux formés et mieux payés pour aider les élèves à besoin spécifique en partenariat avec les enseignants
- des enseignants spécialisés (maîtres de RASED) formés, en nombre suffisant pour aider les enfants selon leurs besoins spécifiques
- du temps pour que les équipes (enseignants des classes, maîtres des RASED, psychologue scolaire) puissent se rencontrer, échanger et mettre en place les dispositifs les mieux adaptés à chaque élève
- du temps pour que les enseignants puissent rencontrer les parents et tous les autres partenaires de l’école
Ensemble, parents, enseignants, exigeons un budget à la hauteur des ambitions pour nos enfants et nos élèves !
Ensemble, parents, enseignants, exprimons nos exigences pour une École Publique ambitieuse de la réussite pour tous
Nous appelons tous les participants à préparer une adresse personnelle à notre ministre. Nous pourrons en faire lecture et les collectionner dans un livre d'or que nous ferons parvenir à notre Ministre.
SNUIPP 92 - AREN 92 - AME 92
Les SNUipp 75, 77, 78, 91, 93 et 95 appellent également à participer à ce rassemblement.
Le progrès selon Darcos
Merci à Jac pour ces dessins.
L'ECOLE A LA SAUCE FINANCIERE
L'ECOLE A LA SAUCE FINANCIERE
(Une recette de Xavier Darcos)
- Prenez une école,
- Enlevez 2 heures par semaine,
- Alourdissez les programmes,
- Supprimez les aides des RASED,
- Saupoudrez du soutien à ceux qui ne supportent plus l'école,
- Rajoutez une dose de culpabilité aux parents des enfants en difficulté,
- Laissez les enseignants s'enliser dans les problèmes d'organisation,
- Laissez pourrir quelques temps...
- Annoncez régulièrement que l'école va mal.
C'est prêt, vous pouvez privatiser.
29 novembre 2008
Rappel pétition.
http://www.sauvonslesrased.org/index.php?p=4
Actuellement 200764 signatures
Rappel pétition!
http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2
28 novembre 2008
Darcos démission!
APPEL DES MAÎTRES DES ÉCOLES PRIMAIRES
Stop à la démolition de l’école publique.
Stop au mépris.
M. Darcos doit démissionner.
Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l'éducation nationale, M. Xavier Darcos, avait déjà à son actif :
• la suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
• la promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
• la diminution de 2 h du temps hebdomadaire d'enseignement (l'équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
• le discrédit jeté sur l'action des enseignants de l'école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
• des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
• la disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
• l'étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
• les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
• la mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
• le financement (pour 220 000 euros) d'une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».
Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
• la suppression brutale de 3 000 postes d'enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
• la baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…
Tout récemment, il a confirmé que trois autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
• la création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés ;
• la création des EPEP et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela) ;
• la suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d'éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre.
Et voici que, début novembre, plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, M. Darcos annonce qu'il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2.
C’en est trop ! C’est maintenant notre dignité qui est bafouée !
Depuis toujours, nous assumons la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages de nos élèves fait partie de nos missions. De plus, quand il s’agit d’évaluations nationales, le plus souvent nous faisons la correction et l’analyse collectivement (en dehors des heures de classe), car les résultats à un niveau donné d’enseignement concernent toute l’équipe des maîtres, en amont et en aval.
Alors, pourquoi cette prime, telles des cacahuètes jetées à des singes ? M. Darcos anticipe-t-il des résistances du fait que ces épreuves, entourées du plus grand secret, sont annoncées comme très difficiles par le ministère et qu'elles feront apparaître une énorme proportion d'élèves en grande difficulté, sans rapport avec la réalité ? Redoute-t-il que ces épreuves mettent plus nettement en évidence la malfaisance des programmes 2008 ? Craint-il que la profession y voie une rupture avec les exigences du Socle commun de connaissances et de compétences, conçu à partir des programmes de 2002, et qui est toujours en vigueur ? A-t-il peur que nous refusions de faire passer les épreuves et veut-il acheter notre soumission ? Parie-t-il sur les difficultés financières des enseignants pour les opposer les uns aux autres et diviser les équipes d’écoles ?
Nous, enseignants des écoles élémentaires travaillant au CE1 et au CM2, nous le disons sans équivoque : cette prime est une atteinte à notre dignité ; nous la reverserons à une association éducative complémentaire de l’enseignement public ou à une caisse de solidarité des maîtres du primaire que nous appelons à créer dans chaque département.
Et nous tous, enseignants des écoles primaires, nous dénonçons cette prime qui met à mal le travail d’équipe, ignore le fonctionnement réel des écoles et apparaît comme une façon perverse de consacrer la dégradation de notre pouvoir d’achat.
Nous demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.
Nous appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation.Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.
Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école. Nous ne supportons plus de travailler avec une administration qui pense pouvoir nous mener à la carotte et au bâton. Si c’est là le modèle éducatif de notre ministre, ce n’est pas le nôtre, ni celui de l’école laïque et républicaine.
Nous voulons rester dignes de notre mission d’éducateur. Nous demandons que cessent la brutalité, la méfiance et le mépris. Nous demandons l’arrêt de cette politique et la démission du ministre qui l’incarne.
26 novembre 2008
Eddy Khaldi invité du Collectif jeudi 11 décembre
Eddy Khaldi invité du Collectif jeudi 11 décembre
Eddy Khaldi, auteur du livre "Main basse sur l'école publique" avec Muriel Fitoussi, est invité par le Collectif Enseignants-Parents Trappes lors d'une réunion-débat publique
Jeudi 11 décembre
18h30 à Trappes
(la salle sera précisée ultèrieurement)
Notez cette date et diffusez largement.
L'Education nationale, née de l'idéal de l'école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd'hui en danger de mort. Sous la menace d'une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultralibéraux, s'invite désormais au cœur de la réforme économique menée par l'actuel gouvernement.
Eddy Khaldi, enseignant, a publié de nombreux articles sur la laïcité et l'enseignement
et Muriel Fitoussi, journaliste, a mené des enquêtes pour les dossiers du Canard enchaîné, Libération, Paris Obs
24 novembre 2008
Pétition pour les associations.
Stop à la casse de tous ce qui est bon pour l'école publique! Après les RASED, la maternelle, l'agence de remplacement, les EPEP et j'en passe, voilà que l'USEP est menacée!!!
Pour ceux qui ne savent pas, l'usep est une association loi 1901 qui permet de faire des rencontres sportives mais aussi culturelles à l'école. Les élèves sont acteurs de l'association, et partagent des valeurs.
STOP à la casse de l'école! Y'en a marre!
Cliquez ici : POUR L'EDUCATION - Urgence mobilisation générale pétition nationale
Restons mobilisé!
Education: appel à une journée de manifestations le mercredi 10 décembre, sans grèveUn collectif réunissant notamment les principaux syndicats de l'Education, des lycéens, des parents d'élèves a appelé lundi à une journée de manifestations partout en France le mercredi 10 décembre, sans appel à la grève, contre les mesures éducatives du gouvernement, ont annoncé des syndicats. "Le collectif est d'accord sur le principe d'un appel à des rassemblements et des manifestations dans les principales villes de France le mercredi 10 décembre", a déclaré à l'AFP Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa. Le choix d'un mercredi est "destiné à rassembler des enseignants mais aussi les lycéens, parents d'élèves, étudiants, militants associatifs, citoyens", a-t-il ajouté, en précisant que les actions auraient souvent lieu l'après-midi (professeurs du secondaire, les collégiens et lycéens pouvant ayant cours le mercredi matin). "Il n'y a pas d'appel à la grève ce jour-là", a ajouté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. "L'idée est de dire: +l'éducation est notre avenir. Le gouvernement ne veut pas l'entendre. Le 10 décembre, faisons masse pour dire et redire que l'Education est notre avenir et qu'elle ne se fera pas sans moyens, pas sans dialogue, pas sans associations, etc.", a expliqué M. Bérille. "Nous voulons une autre politique de l'Education", a souligné M. Aschieri. Le collectif, qui réunit les principaux syndicats de l'Education -FSU, l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT- les lycéens de l'UNL, les étudiants de l'Unef, les parents d'élèves de la FCPE notamment, s'était retrouvé lundi pour décider des suites de la grève de jeudi dernier et de la manifestation du 19 octobre, deux mobilisations réussies aux yeux des syndicats. |
Démolition en cours!
LA PETITE ECOLE
(Sur l’air de « Le Petit Jardin » de Lanzmann & Dutronc)
Paroles de FilouT
C'était une petite école
Qui sentait bon les amis les copains
Qui sentait bon le climat très serein
C'était une petite école
Avec un directeur au four et au moulin
Avec une secrétaire et des adjoints
Au fond de la cour de sacrés gamins
Mais un jour, un beau matin
Passa un homme qui, les méprisa pour de bon
Portant une loi de destruction
Dans l’école une voix chanta :
REFRAIN:
«De grâce, de grâce,
Monsieur le Ministre,
De grâce, de grâce,
Préservez cette classe.
De grâce, de grâce,
Monsieur notre Ministre,
Respectez les professeurs.
C'était une petite école
Qui sentait bon le travail le soutien
Qui sentait bon l’équipe au quotidien
C'était une petite école
Avec un petit réseau d’aide dans un coin
Avec un remplacement très incertain
Au fond de la cour des parents en essaim
Mais un jour, un beau matin
Passa un homme qui, les traita de grands couillons
Portant une sale intention
Dans l’école une voix chanta :
REFRAIN
«De grâce, de grâce,
Monsieur le Ministre,
De grâce, de grâce,
Préservez cette classe.
De grâce, de grâce,
Monsieur notre Ministre,
Respectez les professeurs. »
C'est une très grande école
Effectifs trop chargés, la mort du soutien
A la place du dirlo, un grand crétin
Des difficultés pour tous les gamins
Et pour les RASED, c’est aussi la fin
Les maternelles, ce sont des jardins
C'est une très grande école
Créée par un ministre très malin
C'est une très grande école
Privée de tous ses anciens moyens…








