Après le succès du congrès de la FNAME, l'échéance de la manifestation du 4 novembre devant l'Assemblée Nationale, le jour de la discussion sur le budget de l'Education Nationale, devait constituer un nouveau temps fort de la mobilisation des personnels de RASED pour défendre leurs emplois, menacés par la réorganisation prévue par le projet de "redéploiement" de 3000 d'entre eux.

Les députés ont malgré tout adopté le budget et la suppression des 3 000 postes. Mais la popularité de la pétition  (près de 100 000 signataires !) amène le gouvernement à tenter de justifier les suppressions dans une fiche du porte-parole du gouvernement.

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Voici un résumé de cette fiche :

Parce que chaque élève doit pouvoir, à force de travail, réussir ses études et, au-delà, sa vie professionnelle, le Président de la République a fixé à l’école un double objectif : poursuivre la démocratisation de l’enseignement et élever le niveau général. C’est pourquoi Xavier Darcos a mis en œuvre des réformes de fond

  • Les deux heures de soutien hebdomadaires ; 
  • Les stages de remise à niveau ; 
  • Les nouveaux programmes du primaire et l’évaluation ; 
  • L’accompagnement éducatif. 

Par ailleurs, la réforme des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées pour les Enfants en Difficulté) prévoit de sédentariser 3000 postes de ces maîtres spécialisés dans des écoles en difficulté. Ils remplaceront de fait 3000 enseignants partant en retraite et seront affectés dans une classe.