Citoyens réveillons-nous! Sauvons l'Ecole Publique!

Informer, discuter et échanger sur les nouvelles réformes qui menacent l'Ecole Publique et les valeurs sociales de notre société.

28 octobre 2008

Mieux vaut tard que jamais...

Le PS contre la "suppression" des "Rased", enseignants pour élèves en difficulté

Le PS a dénoncé lundi la suppression annoncée dans le budget 2009 de 3.000 postes d'enseignants des Réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased) qui s'inscrit dans "une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d'enseignement".

"Au moment où le ministre (de l'Education) Xavier Darcos prétend lutter contre l'échec scolaire, cette mesure - qui annonce la suppression pure et simple des Rased d'ici 2012 - va de fait priver des dizaines de milliers d'élèves des aides spécialisées mises en oeuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves", a déclaré Claude Roiron, secrétaire nationale du PS, dans un communiqué.

Pour le PS, "ces suppressions de postes d'enseignants spécialisés, ajoutées aux 10.500 autres suppressions de postes, s'inscrivent dans une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d'enseignement". La mise en place des deux heures d'"aide personnalisée" et les stages de remise à niveau "ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d'Aides" qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté, estime Mme Roiron.

Le PS demande "le maintien" de ce dispositif, "l'abandon par le gouvernement de la suppression des 3.000 postes", et que "l'éducation soit remise au coeur des priorités du budget de notre pays".

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26 octobre 2008

Ils sont forts ces Bretons!

Hier, la visite en Bretagne du ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, ne s'est pas déroulée sous les meilleurs auspices.

Le matin à Dinard, pour sa premère visite de la journée dans un lycée hôtelier, 200 enseignants, parents et élèves s'étaient réunis pour manifester leur mécontentement.

L'après-midi, à Rennes, ils étaient plusieurs centaines d'enseignants à s'être réunis devant l'inspection académique, pour manifester leur colère et leur mécontentement contres les réformes en cours.

De nombreux manifestants brandissaient des couches pour rappeler les propos du ministre qui, il y a quelques mois avait déclaré: "nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches."

Hier soir, Xavier Darcos qui devait tenir une réunion publique à Tinténiac, près de Rennes, a été obligé de l'annuler.

Plusieurs dizaines d'enseignants et de militants du syndicat SUD et de la LCR ont envahi la salle et ont empêché Xavier Darcos de prendre la parole.

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24 octobre 2008

Action à venir...

GREVE LE JEUDI 20 NOVEMBRE

Les trois principaux syndicats enseignants du primaire (Snuipp-FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT) appellent à une grève nationale dans les écoles jeudi 20 novembre, pour dénoncer les dégradations des conditions de travail et les postes supprimés au budget 2009.

Le 20 novembre, "le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et le Snuipp-FSU décident d'appeler les enseignants des écoles à faire grève massivement" pour exiger "un véritable dialogue social", "un autre budget" pour 2009 comportant notamment "l'annulation des fermetures de postes", ont-ils précisé dans un communiqué.

Ils réclament aussi "le maintien des postes de Rased", postes des maîtres des réseaux d'aides d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, dont 3 000 n'aideront plus les écoliers en difficulté, comme aujourd'hui, mais seront réaffectés à toutes classes les l'an prochain, selon le budget. Dénonçant aussi la dégradation des conditions de travail, ils demandent que "cesse le temps du mépris" et "des mesures unilatérales imposées dans la précipitation".

Cet appel à la grève s'inscrit, après la manifestation de 80 000 personnes dimanche dernier à Paris, dans le cadre d'une semaine d'actions du 17 au 21 novembre, lancée mercredi soir par 21 organisations pour alerter sur les conséquences du budget 2009. Celui-ci prévoit 13 500 suppressions de postes dont 6 000 dans le primaire. D'autres secteurs de l'éducation pourraient appeler à une mobilisation : l'UNEF, principale organisation étudiante, a indiqué qu'elle allait appeler prochainement à des assemblées générales dans toutes les universités contre la "dégradation des conditions de vie et d'études".

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22 octobre 2008

Rappel

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rased

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Qui sera le suivant?

on_gagne

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21 octobre 2008

Petit conte, drôles de comptes et mauvais calculs, par Pierre Frackowiak

En ce lendemain de manifestation, un texte de circonstances envoyé par Pierre Frackowiak.

Petit conte, drôles de comptes et mauvais calculs

     Dame l’Education déprimait depuis quelques années. Les nuages s’accumulaient au-dessus de sa tête. 2002 avait été une très mauvaise année, la première d’une série au cours de laquelle son moral ne cessait de se dégrader. D’aucuns, fort écoutés en haut lieu, lui répétaient qu’elle ne fabriquait que des crétins. Un comte brièvement célèbre lui imposait de revenir à « roro lave la moto de polo » pour apprendre à lire aux petits enfants. Surtout pas l’auto ni paulo, car pour le comte, il faut d’abord construire les bases et o doit être maîtrisé avant d’aborder au et l’eau. On sait bien qu’il faut d’abord apprendre à être bête pour espérer devenir intelligent plus tard.

     Un adjoint d’évêque (de Latran) réussissait à la convaincre en 2007 qu’elle n’avait fait que des bêtises depuis 30 ans, qu’elle coûtait trop cher, qu’elle produisait 15% d’élèves en difficulté en 6ème et qu’il fallait la réformer.

     Considérant que tout avait donc lamentablement échoué depuis la fin de la fin de l’agonie de la mère de Dame l’Education, communément nommée « Ecole de Jules », les princes qui la gouvernent ont décrété qu’il fallait ressusciter l’ancêtre et prendre des mesures radicales.

     On imposa de nouveaux programmes en reprenant simplement, mais pas purement, les vieux du siècle dernier. On les alourdit un peu, juste pour tenir compte de la réduction prévue du temps scolaire et de la suppression de la formation des maîtres. On répéta dans les étranges lucarnes habituées à jouer de la nostalgie que ces programmes étaient simples, de manière à obtenir 99, 67% d’opinions favorables dans les sondages d’opinions à la mode.

     Tout cela ne pouvant suffire pour réformer durablement, on décida donc de lui arracher un bras.

     « Dame l’Education, lui dit-on, ne vous inquiétez pas. Cela vous fera un peu mal. Mais après, cela ira mieux. Plus de RASED, plus de projets éducatifs locaux. On vous donnera des cachets pour apaiser la douleur : le soutien hors temps scolaire et des stages pendant les vacances qui coûteront bien moins cher que le bras et que la veste à deux manches. »

     « Pas d’objection, s’il vous plaît. Cessez de dire que ces médicaments ne sont que placebo et anti douleurs mais qu’ils ne peuvent remplacer votre bras. C’est insupportable. Vous refusez les réformes. Vous n’êtes pas loyale. Vous êtes conservatrice. Regardez : même les chefs et les sous-chefs affirment qu’il faut bien accepter d’essayer, que l’on ne peut pas refuser, que les fonctionnaires doivent fonctionner. S’il le faut, on ajoutera des scrogneugneu et des jugulaires. Rompez ! »

     C’est vrai que l’on n’avait jamais essayé. Personne n’y avait pensé.

     Retenant difficilement ses larmes, Dame Education se dit tout bas : « J’ai mal. Et jamais je ne réussirai  à faire avec un bras ce que je ne réussissais pas à faire avec deux !  »

        Des chefs se livrèrent à quelques calculs. Soutenir l’ablation des bras pourrait leur  rapporter la reconnaissance des puissants. Ils se mirent à parcourir les territoires pour battre leur coulpe : « Vous n’avez fait que des bêtises depuis 30 ans. Nous aussi d’ailleurs. Notre maître a trouvé les solutions : réduire les comptes de dépenses pour travailler mieux. » Ils se concertèrent pour déclarer qu’il fallait bien essayer « dans l’intérêt des enfants », que donner du soutien gratuit est à la fois noble et républicain, qu’ils brancheraient électrodes, prises USB, power point et statistiques pour faire comprendre que la douleur est nécessaire, que les efforts considérables qui avaient été réalisés, par exemple, en 1989/90, pour muscler les bras et les cerveaux n’avaient pas de sens…D’autres tentaient timidement de résister. Discrètement, loyauté oblige !

     Mais ce petit conte, avec ses drôles de comptes et ses mauvais calculs, n’est-il pas un conte à dormir debout ?

     Tout à fait, braves gens. D’ailleurs, on voit beaucoup de personnes endormies, debout. En scrutant un peu le paysage, on en aperçoit qui sont bien courbées et même couchées. Il est vrai que pour l’heure, on leur a laissé leurs bras pour porter leurs ordinateurs et leurs camemberts. Pour combien de temps ?

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http://www.sauvonslesrased.org

Pétition en ligne pour sauver les RASED

http://www.sauvonslesrased.org

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Daros quand nous écouteras-tu?

Xavier Darcos a adressé, lundi, une fin de non-recevoir aux syndicats d'enseignants, au lendemain de la manifestation nationale contre la politique éducative du gouvernement. "Je ne referais pas le budget dans lequel nous sommes aujourd'hui engagés", prévient-il. Lire la suite l'article

Le défilé, à l'appel de 47 organisations du secteur éducatif, a rassemblé entre 32.000 et 80.000 personnes selon les sources dans les rues de Paris, dimanche. Les manifestants exigeaient notamment l'arrêt des suppressions de postes et dénonçaient les restrictions budgétaires.

"On nous avait dit 'ça va être la mère de toutes les manifestations'. C'est une manifestation sans doute importante, mais ce n'est pas, sans aucun doute, ce que les manifestants attendaient", a déclaré le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, lundi sur LCI.

"Ce que je constate", a-t-il ajouté, "c'est qu'une fois de plus il s'agit de demander des moyens supplémentaires, il s'agit de parler de choses matérielles".

M. Darcos a dit avoir "très peu entendu parler des élèves hier. J'ai vu toujours encore plus de moyens. J'ai vu cette idée que l'école se résumerait à des moyens supplémentaires". Et selon lui, "si c'était le cas, nous serions la meilleure école du monde puisque personne ne dépense plus que nous".

Et le ministre de l'Education nationale de prévenir: "Je ne referais pas le budget dans lequel nous sommes aujourd'hui engagés".

"Les décisions qui ont été prises en matière de réduction (...) sont extrêmement raisonnables", a estimé M. Darcos, avant d'affirmer qu'elle "ne touchent d'ailleurs pas le lycée".

"Il faudrait peut-être que les professeurs, les syndicats, sachent que la situation internationale et la situation de notre budget nous condamnent à être un peu plus raisonnables en matière de dépenses publiques", a-t-il martelé.

 

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20 octobre 2008

Une belle mobilisation

32 000 selon la police, 80 000 selon les organisateurs, la manifestation du 19 octobre a été un succès. On notait particulièrement de nombreux enseignants des Rased, premières victimes des suppressions de postes, une très bonne représentation des enseignants du premier degré et de nombreux parents.

Le micro trottoir réalisé par le Café montre que les manifestants venaient pour un autre budget, mais aussi en réaction au "mépris" du ministre envers eux. Les propos tenus sur la maternelle ont contribué à la mobilisation. Les parents  se disent inquiets de voir disparaître la maternelle ou de voir les conditions d'enseignement se dégrader.

A l'issue de la manifestation, les syndicats de la Fsu ont demandé au ministre de prendre en compte cette mobilisation. "Le SNUipp demande solennellement au ministre de l'Education Nationale de prendre la mesure de ce mécontentement et du trouble que provoque sa politique dans les écoles et d'ouvrir au plus vite de véritables négociations… C'est le métier et l'engagement quotidien des enseignants au service des élèves qui sont décriés et dévalorisés" estime le syndicat.

Le Snuipp reproche au ministre son action contre les rased, la proposition de loi sur les Epep, les attaques contre la maternelle. "Les enseignants des écoles ne se sont jamais sentis autant méprisés par leur ministre. Ils n'ont jamais connu autant de simulacres de discussion. Ce sont les fondements de l'école publique qui sont remis en cause. La limite de l'acceptable est largement dépassée".

Le Snuipp menace s'il n'est pas entendu. "Dans le cas contraire, le SNUipp proposera à ses partenaires de donner une ampleur inédite aux suites de l'action, notamment en appelant à une journée de grève unitaire dans l'Education Nationale en novembre".  Les organisateurs ont décidé de se revoir mercredi 22 pour décider des suites à donner au mouvement.

Un sondage IFOP réalisé pour Ouest France avant la manifestation la créditait d'un large soutien : 69% des Français la trouverait "justifiée".

Communiqué Snuipp

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19 octobre 2008

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_cole_2_vitesse_2

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