Xavier Darcos a adressé, lundi, une fin de non-recevoir aux syndicats d'enseignants, au lendemain de la manifestation nationale contre la politique éducative du gouvernement. "Je ne referais pas le budget dans lequel nous sommes aujourd'hui engagés", prévient-il. Lire la suite l'article

Le défilé, à l'appel de 47 organisations du secteur éducatif, a rassemblé entre 32.000 et 80.000 personnes selon les sources dans les rues de Paris, dimanche. Les manifestants exigeaient notamment l'arrêt des suppressions de postes et dénonçaient les restrictions budgétaires.

"On nous avait dit 'ça va être la mère de toutes les manifestations'. C'est une manifestation sans doute importante, mais ce n'est pas, sans aucun doute, ce que les manifestants attendaient", a déclaré le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, lundi sur LCI.

"Ce que je constate", a-t-il ajouté, "c'est qu'une fois de plus il s'agit de demander des moyens supplémentaires, il s'agit de parler de choses matérielles".

M. Darcos a dit avoir "très peu entendu parler des élèves hier. J'ai vu toujours encore plus de moyens. J'ai vu cette idée que l'école se résumerait à des moyens supplémentaires". Et selon lui, "si c'était le cas, nous serions la meilleure école du monde puisque personne ne dépense plus que nous".

Et le ministre de l'Education nationale de prévenir: "Je ne referais pas le budget dans lequel nous sommes aujourd'hui engagés".

"Les décisions qui ont été prises en matière de réduction (...) sont extrêmement raisonnables", a estimé M. Darcos, avant d'affirmer qu'elle "ne touchent d'ailleurs pas le lycée".

"Il faudrait peut-être que les professeurs, les syndicats, sachent que la situation internationale et la situation de notre budget nous condamnent à être un peu plus raisonnables en matière de dépenses publiques", a-t-il martelé.