32 000 selon la police, 80 000 selon les organisateurs, la manifestation du 19 octobre a été un succès. On notait particulièrement de nombreux enseignants des Rased, premières victimes des suppressions de postes, une très bonne représentation des enseignants du premier degré et de nombreux parents.

Le micro trottoir réalisé par le Café montre que les manifestants venaient pour un autre budget, mais aussi en réaction au "mépris" du ministre envers eux. Les propos tenus sur la maternelle ont contribué à la mobilisation. Les parents  se disent inquiets de voir disparaître la maternelle ou de voir les conditions d'enseignement se dégrader.

A l'issue de la manifestation, les syndicats de la Fsu ont demandé au ministre de prendre en compte cette mobilisation. "Le SNUipp demande solennellement au ministre de l'Education Nationale de prendre la mesure de ce mécontentement et du trouble que provoque sa politique dans les écoles et d'ouvrir au plus vite de véritables négociations… C'est le métier et l'engagement quotidien des enseignants au service des élèves qui sont décriés et dévalorisés" estime le syndicat.

Le Snuipp reproche au ministre son action contre les rased, la proposition de loi sur les Epep, les attaques contre la maternelle. "Les enseignants des écoles ne se sont jamais sentis autant méprisés par leur ministre. Ils n'ont jamais connu autant de simulacres de discussion. Ce sont les fondements de l'école publique qui sont remis en cause. La limite de l'acceptable est largement dépassée".

Le Snuipp menace s'il n'est pas entendu. "Dans le cas contraire, le SNUipp proposera à ses partenaires de donner une ampleur inédite aux suites de l'action, notamment en appelant à une journée de grève unitaire dans l'Education Nationale en novembre".  Les organisateurs ont décidé de se revoir mercredi 22 pour décider des suites à donner au mouvement.

Un sondage IFOP réalisé pour Ouest France avant la manifestation la créditait d'un large soutien : 69% des Français la trouverait "justifiée".

Communiqué Snuipp