Le SNUipp salue la décision de la mairie de Paris de ne plus appliquer le SMA

La section parisienne du SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants en primaire, s'est félicitée vendredi, dans un communiqué, du fait que la mairie de Paris n'appliquera plus le service minimum d'accueil (SMA), considérant cette décision comme "une victoire" de la grève de jeudi.

"La fin de l'+application+ par la Ville de Paris du service minimum d'accueil est à mettre au crédit de la mobilisation massive des enseignants. Le SNUipp se félicite de cette victoire, première conséquence de la grève du 16 octobre, suivie majoritairement dans les écoles", écrit le syndicat.

"Cela stoppe localement l'application d'un dispositif restreignant le droit de grève des enseignants. Cela empêchera également l'inspecteur d'académie d'interpréter de manière très abusive le texte encadrant le SMA et de communiquer à la presse une liste d'écoles ayant déclaré l'intention d'être grévistes", ajoute-t-il.

La maire adjointe de Paris Anne Hidalgo avait déclaré plus tôt à la presse que la Ville ne serait "pas en mesure d'assurer le service minimum dans les écoles de Paris lors des prochaines grèves, en particulier celle prévue le 23 octobre". La mise en place du dispositif jeudi a démontré que la loi était "inapplicable", a-t-elle jugé.

La grève de jeudi, suivie par 34,36% des enseignants du primaire, a entraîné l'organisation d'un service d'accueil dans 310 écoles, pour 13.000 écoliers.

Mais, selon la ville, "2.000 à 3.000" enfants ont dû être renvoyés chez eux, faute pour la mairie d'avoir pu mobiliser en 48 heures assez de personnels d'encadrement, d'autant que des agents d'animation étaient aussi en grève.