Citoyens réveillons-nous! Sauvons l'Ecole Publique!

Informer, discuter et échanger sur les nouvelles réformes qui menacent l'Ecole Publique et les valeurs sociales de notre société.

30 septembre 2008

24 - 2 = - 3000

Depuis des mois, on ne parle que de ça dans les couloirs. Les inspecteurs ont beau jurer leurs grands dieux, on craignait le pire. Et l’information est tombée vendredi, avec les prévisions budgétaires : sur les 6000 emplois supprimés dans le primaire, 3000 seront des maîtres E, chargés de l’aide pédagogique, et les maîtres G, les rééducateurs, qui vont être « sédentarisés ». Sans euphémisme, ça doit vouloir dire remis face à une classe.

Les RASED, réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés, ont donc du plomb dans l’aile : seuls les psychologues scolaires subsisteront, chargés essentiellement de constituer les dossiers techniques pour la scolarisation des élèves handicapés.

La nouvelle est une bombe, à double titre : évidemment, parce qu’elle implique que les aides apportées aux élèves par les RASED n’auront plus lieu, mais aussi parce qu’elle signifie aux enseignants chargés de classe qu’ils seront de plus en plus seuls face aux difficultés, là où justement ils réclament de l’aide et du soutien pour faire face aux doutes du quotidien.

Corrélé avec la mise en place de la nouvelle organisation scolaire de la rentrée (deux heures de classe remplacées par deux heures de soutien), le message subliminal est donc clair : « pour les difficultés des élèves, débrouillez-vous ».

A un moment où la plupart des écoles rencontrent de grandes difficultés pour mettre en place ce soutien du « 24+2 », où le sentiment de désorganisation côtoie la tentation de tout envoyer balader, le ministre ne sous-estime-t-il pas le risque de faire exploser la cocotte-minute ? A Paris, le 19 octobre, on devrait pouvoir en mesurer plus précisément les premiers impacts.

Patrick Picard

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AG de trappes

AG des enseignants de Trappes

Jeudi 2 Octobre
Ecole Cachin
12 heures


Ordre du jour :
Organisation du soutien
Manifestation du 19 octobre

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29 septembre 2008

Les suppressions de postes, cuvée 2009!

Les 13 500 emplois supprimés touchent prioritairement les RASED, les TZR et les stagiaires. Le gouvernement a publié le 26 septembre le projet de loi de finances pour 2009. Il confirme le chiffre de 13 500 suppressions de postes dans l'enseignement scolaire public et privé, 6 000 dans le primaire et 7 500 dans le secondaire (dont 1 000 dans le privé).

Dans le primaire, le gouvernement annonce la création de 500 postes " pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves". Mais parallèlement il supprime 6 500 postes qu'il promet de compenser en mettant en poste fixe  500 personnes mises à disposition d'organismes, 3 000 enseignants stagiaires et 3 000 maîtres des Rased (maîtres E et G). Ces maîtres "pourront au sein des écoles et dans le cadre de la nouvelle organisation de la semaine scolaire traiter au mieux et en continu la difficulté scolaire" nous dit le communiqué gouvernemental. Enfin 500 emplois administratifs sont envisagés pour les directeurs des futurs "établissement publics de l'enseignement primaire" que le gouvernement veut créer.

Dans le secondaire,  le gouvernement annonce 600 nouveaux postes dans "les lycées difficiles". Mais parallèlement  8 100 postes sont supprimés en ramenant sur poste fixe 1450 stagiaires, 1 000 mises à disposition et 3 350 remplaçants. "Une agence du remplacement sera créée afin de professionnaliser le remplacement et de permettre l’optimisation de celui-ci sur l’ensemble du territoire" nous dit le gouvernement. Enfin 2 300 postes sont supprimés grâce à " la prise en compte de l’évolution des effectifs d’élèves".

Pour Bercy "l’ensemble de ces réformes permettra de maintenir le taux d’encadrement des élèves tout en redéployant les moyens vers les publics prioritaires (élèves en difficulté scolaire ; élèves handicapés notamment)".

Rien n'est pourtant moins sûr, particulièrement pour les enfants nécessitant un enseignement spécialisé. On peut douter que les 2 heures hebdomadaires d'accompagnement par des enseignants non formés compensent le travail des Rased. Ce sont les premiers touchés par le budget 2009.

Au total, 30 627 emplois sont supprimés dans la fonction publique d'Etat, l'éducation nationale étant le ministère le plus touché, suivi de la Défense (- 8250) et de l'Intérieur (- 2 953).

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28 septembre 2008

Suppression de postes dans l'Education Nationale : "il y en aura pour tout le monde"

RASED, MAD, TR, administratifs : Il y en aura pour tout le monde !

et derrière se profilent les EPEP (voir ci-dessous):

"L'Education supprime 13.500 postes, dont 6.000 d'enseignants en primaire

Comme le ministre de l'Education, Xavier Darcos, l'avait annoncé en
juillet, le nombre des non-renouvellements des postes en raison des
départs en retraite sera de 13.500 à la rentrée prochaine, après 11.200
cette année, selon le projet de budget 2009 dévoilé vendredi.

Ces suppressions concernent 6.000 postes d'enseignants dans les écoles
maternelles et élémentaires (primaire) et 7.500 dans les collèges et
lycées (6.500 dans le public, 1.000 dans le privé).

...

Dans l'éducation, la gestion des remplacements (3.350 postes de
remplaçants supprimés) va être "optimisée" et 1.500 enseignants
actuellement "mis à disposition" (par exemple, dans des associations)
réintègreront les classes.

La baisse prévue de 22.000 élèves en collèges et lycées à la rentrée 2009
est invoquée en outre pour justifier 2.300 suppressions de postes, tandis
que 500 seront créés dans le primaire où les écoliers seront 16.000 de
plus.

Le plus gros des suppressions proviendra des postes de stagiaires (4.500
dont 3.000 dans le primaire) et de la réaffectation au sein du primaire de
3.000 maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire (sur 11.000 au
total).
Ces maîtres qui faisaient de l'aide individuelle ou en petits groupes, se
verront affecter une classe.
Concernant les postes administratifs, 500 vont être supprimés (120 dans
l'administration centrale, 380 dans les rectorats et inspections
d'académies).

Mais 500 créations sont prévues pour le personnel des futurs
établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) qui regrouperont et
géreront chacun plusieurs écoles primaires.
Ces EPEP font l'objet d'une proposition de loi, déposée jeudi par trois
députés UMP, qui pourrait être examinée à partir de janvier au Parlement."

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Voilà, c'est dit !

A force de dégraisser le «mammouth», on risque de devoir bientôt s’attaquer à l’os. L’Education nationale est à nouveau cette année la plus durement touchée par les coupes prévues dans le projet de budget 2009 : 13 500 suppressions de postes sur les 30 600 annoncées au total. L’Enseignement supérieur s’en sort nettement mieux. Présenté comme une priorité, il n’est plus épargné par les réductions de postes mais ses moyens continuent d’augmenter.

Soutien.Avec 59 milliards d’euros, le budget de l’Education, de loin le plus important de l’Etat, reste stable. En revanche, le ministère va continuer à «optimiser» ses moyens, doux euphémisme pour dire qu’il réduit ses effectifs. Comme pour les 11 200 suppressions de cette rentrée, il assure toutefois que «l’offre éducative ne sera pas touchée», puisqu’il s’agirait seulement de mieux organiser les choses.

Le détail des économies de postes risque de fâcher les syndicats. Le ministère compte ainsi affecter à des classes «classiques» 3 000 «maîtres spécialisés» : formés à traiter la difficulté scolaire, ils intervenaient jusqu’ici sur plusieurs écoles pour aider des élèves perdus dans certaines matières. Les syndicats vont certainement protester, alors même que le ministre demande aux professeurs des écoles, eux non formés, de faire deux heures de soutien par semaine aux élèves en difficultés. Quelque 3 350 postes de remplaçants vont aussi disparaître - «l’efficacité du dispositif va être améliorée grâce à la nouvelle agence de remplacement», assure-t-on -, ainsi que 4 450 stagiaires. Enfin, 1 500 profs détachés dans diverses associations vont être rapatriés dans des classes. Au titre de la baisse des effectifs attendue dans le secondaire, 2 300 postes seront par ailleurs supprimés. Les créations sont nettement plus rares : 500 sont prévues dans le primaire pour faire face à une hausse des élèves à la rentrée 2009, ainsi que 600 dans les lycées difficiles.

Nouvelles. Dans l’Enseignement supérieur et la Recherche, la ministre Valérie Pécresse n’a pas pu cette année sauver tous ses postes : 900 seront supprimés, ce qui signifie qu’un départ à la retraite sur six ne sera pas remplacé, bien en dessous de la règle d’un sur deux. Les vacataires sont visés en priorité et les enseignants chercheurs ne seront pas touchés. Les moyens augmentent, eux, de 1,8 milliard d’euros en 2009 : une hausse de 6,5 %, contre 2 % pour le budget global de l’Etat.

Une bonne partie de ces crédits supplémentaires devrait aller à une hausse des rémunérations et à des primes, de bonnes nouvelles que la ministre se réserve d’annoncer dans les prochains jours. Les universités vont aussi profiter de la manne. Enfin, la dépense par étudiant, l’une des plus basses d’Europe, va augmenter de 450 euros, en raison d’un effort sur le logement étudiant et sur le soutien lors des premières années de licence. Il est par ailleurs prévu un triplement du crédit impôt recherche, accordé aux investisseurs qui financent la recherche privée : l’Etat verra ainsi ses revenus fiscaux baisser de 620 millions d’euros en 2009. La recherche publique, elle, bénéficiera de 365 millions d’euros supplémentaires, un déséquilibre qui risque de faire grincer des dents.

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25 septembre 2008

Pétition à signer

Rendez-vous sur le site:

http://www.uneecole-votreavenir.org                          logo_moyen                        

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Ensemble pour sauver l'Ecole

Manifestation du 19 octobre dans l'Education: lancement d'un site internet


Vingt-et-une organisations de l'Education ont annoncé jeudi l'ouverture d'un site internet intitulé "une école votre avenir", destiné à mobiliser l'opinion publique contre "les suppressions de postes" et sur l'importance de "la place" de l'Education dans la société.

Ce site http://www.uneecole-votreavenir.org vient appuyer l'appel à une grande manifestation nationale le 19 octobre que plusieurs organisations ont lancé fin août. Il permet de "mobiliser" et de recueillir les soutiens à cette manifestation.

"Aujourd'hui (jeudi), c'est le lancement d'un site internet, d'un logo ("un pays, une école, notre avenir") et d'une campagne d'opinion, car c'est la totalité de l'opinion qui doit être interpellée" sur l'Ecole, a déclaré Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (parents d'élèves) lors d'un point presse commun.

Il s'agit de "s'opposer à la situation actuelle", où avec les suppressions de postes, "l'Education devient une variable d'ajustement" budgétaire, a-t-il dit.

L'appel, intitulé "l'éducation est notre avenir, il ne doit pas de décider sans nous", dénonce "une politique gouvernementale" qui "ne voit dans l'Education qu'un moyen d'économiser", avec 13.500 "suppressions d'emplois programmées" dans le budget 2009 et "40.000 postes promis à disparition" d'ici trois ans.

"Le but est d'avoir du monde le 19 octobre et de peser", a souligné Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. "Nous voulons dire au ministre de l'Education qu'il n'y a pas de division entre nous", a affirmé son homologue de l'Unsa-Education, Patrick Gonthier, précisant que "l'heure est grave".

"L'objectif est de mettre l'Ecole au coeur du débat de la société", a affirmé Thierry Cadart, pour le Sgen-CFDT, rappelant que l'action "ne s'arrêtera pas là".

La manifestation du 19 octobre, sous réserve d'acceptation du parcours, doit partir de place d'Italie et se diriger vers la place de la Bastille.

Interrogés sur ce que serait pour eux, la réussite, de la manifestation, M. Aschieri a parlé de "plusieurs dizaines de milliers de personnes. Si nous en avons 100.000, nous serons heureux". M. Gonthier s'estimera "content si on atteint l'objectif de 80.000 à 100.000 personnes".

Parmi les 21 organisations signataires de l'appel, figurent les principaux syndicats d'enseignants (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT), de lycéens (UNL, Fidl), d'étudiants (Unef), la FCPE, la Ligue de l'Enseignement, le mouvement des Cahiers pédagogiques, la Jeunesse au plein air etc.

La manifestation a également reçu le soutien du Comité national d'action laïque, "pour exprimer son attachement à l'Ecole publique et laïque".

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24 septembre 2008

Sans commentaire...

changeur_de_couches

Trouvé sur le site danger école http://dangerecole.blogspot.com/

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20 septembre 2008

7 et 19 octobre, on bouge pour l'éducation.

7 et 19 octobre, les rendez-vous sont pris. Après une rentrée où le pouvoir d’achat et l’avenir du service public d’éducation notamment sont au cœur des inquiétudes, l’heure est à la mobilisation

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Appel à sauver les rased

Préservons et développons les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (R.A.S.E.D.) - 18 septembre 2008 :

Les RASED sont menacés.

14 organisations lancent un appel.


La mission première du service public d’éducation est d'assurer la réussite de tous les élèves et de contribuer à l’égalité des droits par le respect des différences. La prise en charge des difficultés des élèves à l’école maternelle et élémentaire constitue aujourd'hui une préoccupation majeure de toute la communauté éducative.
Ces difficultés nécessitent des approches différenciées et concertées.
Les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) ont été créés pour répondre aux besoins particuliers de ces élèves. Leur mission est de contribuer sur le temps scolaire, et en étroite collaboration avec les parents, les enseignants et les partenaires extérieurs, à la prévention et à la remédiation de la difficulté scolaire.

L'équipe du RASED est constituée de trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques : les enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante pédagogique  (psychopédagogues/maîtres E), les enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante rééducative  (rééducateurs / maîtres G), et les psychologues de l’Education Nationale.
Le dispositif RASED permet une analyse approfondie des difficultés de l’élève dans leurs dimensions psychologiques,  affectives,  relationnelles, sociales et cognitives. Le RASED recherche avec l’équipe enseignante et les familles, les réponses et les aides différenciées les plus adaptées d’ordre pédagogique, rééducatif, psychologique. 

Aujourd'hui, les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté sont menacés :
- dans leurs moyens, par une diminution inquiétante du nombre de postes spécialisés,
- dans leur renouvellement, par l’insuffisance de départs en formation de spécialisation,
- dans leur fonctionnement, puisque de nombreux RASED sont incomplets et ne peuvent pas proposer aux élèves les aides spécialisées nécessaires.
- par la confusion entre les aides spécialisées du RASED et l'aide personnalisée apportée par les enseignants des classes.

En effet, le ministère de l’Education Nationale a décidé dès cette rentrée scolaire, de réaffecter une partie des heures supprimées le samedi matin à la mise en place de 60 heures annuelles « d’aide aux élèves rencontrant des difficultés scolaires ». Ces heures d’  « aide personnalisée » contrairement aux aides spécialisées seront dispensées par un enseignant généraliste en dehors du temps scolaire des élèves. Le risque existe que la mise en place de cette aide serve de prétexte au ministère pour supprimer les RASED.  Cette aide personnalisée est d’une nature différente de celles du RASED et ne peut en aucun cas les remplacer.
La confusion entre les deux dispositifs ne serait qu'une manière de réaliser de substantielles économies de postes d’enseignants au détriment des élèves les plus en difficulté.
Le dispositif RASED doit être maintenu, complété et renforcé pour pouvoir continuer à remplir ses missions dans toutes les écoles maternelles et élémentaires au service de tous les élèves qui en ont besoin.

C'est ensemble que nous devons agir pour que le service public puisse offrir dans l’école les aides
spécialisées du RASED pour répondre aux besoins de tout enfant.

Les organisations signataires : : AFPEN (Association française des psychologues de l’Education nationale) ; FNAME (Fédération nationale des associations de maîtres E) ; FNAREN (Fédération nationales des associations des rééducateurs de l’Education nationale) ; FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques) ; PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public) ; ANCP (Association nationale des conseillers pédagogiques) ; ICEM –Pédagogie Freinet (Institut coopératif de l’école moderne) ; AGSAS (Association des groupes de soutien au soutien) ; SGEN CFDT (Fédération des syndicats généraux de l’Education nationale et de la recherche publique) ; SE UNSA (Syndicat des enseignants) ; Union des syndicats autonomes ; SNUipp-FSU (Syndicat unitaire des instituteurs) , professeurs des écoles et PEGC-Fédération syndicale unitaire ; SUD Education (Fédération des syndicats solidaires, unitaires et démocratiques éducation) ; SMedEN FO (Syndicat des médecins de l’Education nationale-Force ouvrière) ; AFPSSU (Association française de promotion de la santé scolaire et universitaire).

Posté par trappes à 11:48 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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